11 mai 2021

Nouveau projet de loi : seule la femme pourra décider d’interrompre une grosse qu’elle jugera risquée

D’après le projet de loi n°006/2020 du 30 juin 2020 portant modification de certaines dispositions de la loi n°042/2018 du 5 juillet 2019 du Code Pénal en République Gabonaise, adopté en conseil des ministres ce 23 mars 2021, la femme, d’après le souhait des autorités de promouvoir l’égalité entre hommes et femmes, aura le droit de mettre fin à une grossesse qu’elle jugera à risque.

Contrairement à ce qui se faisait en matière d’interruption d’une grosse en détresse où il fallait l’avis d’un médecin, la femme, seule habilitée à apprécier en réalité de son état de détresse, pourra demander une interruption. En effet, le projet de modification du code pénal donne à présent une ouverture plus large du droit d’interruption volontaire de grossesse en République gabonaise, de sorte que l’état de détresse de la femme n’aurait plus besoin d’être qualifié de « grave » pour procéder à l’intervention.

À noter qu’il sera définitivement supprimé la possibilité de prévoir la consultation préalable obligatoire d’un professionnel de santé ainsi qu’un délai de réflexion minimum. De même que l’extension dans tous les cas du délai légal d’interruption volontaire de grossesse avec avis médical compte tenu de l’impossibilité de détecter certaines anomalies avant le délai de dix semaines.

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