22 juin 2021

Signalisations imaginaires : l’autre moyen de rackettage des forces de l’ordre

Les agents des forces de l’ordre postés un partout dans la ville usent de plus en plus de subterfuge, depuis quelque temps, pour avoir gain de cause auprès des transports en commun au grand dam de ces derniers qui savent plus à quel saint se confier.

Le problème de rackettage de nos braves soldats dans les rues de la capitale n’est décidément pas près de finir. La sécurité des biens étant le point d’orgue de ces derniers, ils n’hésitent plus à inventer des signalisations pour soutirer des sous aux taximens et autres véhicules à usage commercial. 

L’apprentissage du code rousseaux qui enseigne le langage de la route est balayé du revers de la main par ces agents qui, à leur guise, marquent à tout va des lieux de stationnement interdit alors que le tracé dans les rues de la capitale gabonaise est assez visible. Des signalisations invisibles et imaginaires deviennent monnaie courante et les usagers de ces voies tombent à chaque fois dans le piège, les condamnant à faire le traditionnel “salut du képi du chef”. En cas de refus, le dossier du véhicule sera confisqué, contraignant son conducteur à avoir une journée blanche.

C’est vraiment dur, on ne sait plus comment travailler. Tu peux tourner toute la journée et rentrer chez toi avec rien parce qu’ils ont tout pris. Ils inventent les stationnements interdits alors qu’aucun panneau de signalisation ne l’indique et si tu leur dis ça, ils vont te dire que tu fais outrage à un agent en fonction. Est-ce que comme ça c’est bien ? Parfois tu sors de chez toi le matin, tu n’as même pas encore 100 f, on t’arrête et même si tes papiers sont à jour, il faut donner l’argent et si tu ne donnes pas ta journée est à l’eau”, a confié un taximan dépité à notre rédaction.

À l’heure où le Chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, à travers le gouvernement, fait de la lutte contre la corruption une priorité, le ministre de l’Intérieur, Lambert-Noël Matha, serait bien inspiré de mettre fin à ce trafic qui gangrène fortement le Gabon et salit davantage l’image de la police nationale.

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