16 octobre 2021

Grève des enseignants chercheurs : des sanctions en ligne de mire pour entrave à la liberté de conscience

Consécutif à la grève initiée par le Snec, le ministère de l’enseignement supérieur a annoncé de potentielles sanctions à l’encontre des enseignants chercheurs grévistes qui empêchent les non-grévistes à faire cours ; dénonçant une entrave trouble à l’ordre public et à la liberté de conscience.

Les enseignants des universités publiques qui veulent poursuivre les cours afin de ne pas perturber une année déjà difficile sont actuellement la cible des adeptes des grèves à des fins personnels. En effet, alors que depuis quelques jours, plusieurs enseignants de l’Université Omar Bongo (UOB), l’Ecole normale supérieure (ENS) et l’Université des sciences et de techniques de Masuku (USTM), syndiqués du Snec ont entamé un mouvement d’humeur en barricadant les accès de  ces différents établissements, le ministère de l’Enseignement supérieur  promet d’appliquer des sanctions aux grévistes. Et pour cause, un comportement inadéquat pour les non-grévistes.

“Le ministère n’exclut pas de faire déclencher par les administrations compétentes, le processus de mise en mesures conservatoires. Les membres du SNEC sortent de force les non-grévistes des salles de classe et les contraignent à ne pas faire cours. C’est une entrave à l’ ordre public et à la liberté de conscience”, a avancé le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, Frédéric Mambenga Ylagou.

En effet, si le droit de grève est en vigueur et effectif au Gabon, les agents grévistes ne doivent pas contraindre leurs collègues ou collaborateurs non-grévistes à le faire.

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