23 octobre 2021

Jean-Damien MALOBA MAKANGA Directeur Adjoint du Centre d’Etudes Politiques – Secrétariat Exécutif du PDG

TRIBUNE LIBRE : Pour une synergie des acteurs du secteur éducatif en vue de limiter la propagation du Coronavirus en milieu scolaire !

En raison de la recrudescence de la pandémie de la Covid-19 en Europe, un sage a dit qu’il ne fait pas bon d’avoir 20 ans en 2020.

De même, le taux de réussite au baccalauréat (95%) 2020 en France a conduit certains critiques à affirmer que le gouvernement a livré le bac aux élèves dans de petits sacs-surprises.

Ces affirmations traduisent, entre autres aspects, la complexité de la situation dans laquelle se trouvent tous les gouvernements confrontés à cette crise sanitaire. En effet, ils doivent offrir aux jeunes la possibilité de profiter pleinement de leur jeunesse tout en poursuivant leur scolarité dans des conditions qui les prémunissent de la propagation du virus et leur assurent un enseignement de qualité.

Plusieurs organismes internationaux ont félicité le gouvernement gabonais pour l’efficacité de sa stratégie de lutte contre la Covid-19. La tendance continue à la baisse du nombre de contaminations ainsi que le taux de guérison, particulièrement élevé et situé à 94%, ont, entre autres, conduit le Président de la République Chef de l’Etat, Distingué Camarade Président Ali BONGO ONDIMBA à procéder à un assouplissement de certaines mesures liées à l’Etat d’urgence sanitaire.

Lors de la conférence de presse gouvernementale, sur la seconde phase d’allègement des mesures restrictives, organisée sous la responsabilité du Premier Ministre, Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA, le Ministre en charge de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, le Pr Patrick MOUGUIAMA DAOUDA a indiqué que la rentrée des classes est fixée au 9 novembre 2020.

Cette information, qui était attendue par de nombreux Gabonais avec impatience, n’est pas sans susciter quelques inquiétudes. En effet, si les parents expriment une légitime satisfaction quant à la reprise des activités scolaires et académiques, ils s’interrogent cependant sur la capacité du gouvernement à assurer la sécurité de leurs enfants, face à la menace que continue de représenter la Covid-19.

Certes le Ministère de l’éducation nationale a organisé avec brio, sur l’ensemble du territoire, les épreuves du baccalauréat. En effet, le respect des gestes barrières et des conditions d’hygiène, entre autres mesures, ont permis d’éviter l’émergence des « clusters » dans les différents centres d’examen.
A l’université la reprise des cours des niveaux Licence et Master, certes avec des effectifs réduits n’a posé aucun problème majeur.
Mais force est de reconnaître que toutes ces séquences se sont tenues avec des effectifs réduits.

Qu’en sera-t-il lorsque tous les niveaux d’études, aussi bien au primaire, au secondaire qu’au supérieur, seront appelés à la reprise totale de leurs activités ?

Face aux enjeux qui entourent la rentrée 2020-2021, tout le gouvernement se doit d’être mobilisé.

Au-delà du Ministère en charge de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, qui s’attelle à capitaliser les acquis de son expérience, tous les autres maillons étatiques doivent être mobilisés pour sécuriser l’environnement des apprenants, des enseignants et du corps administratif sur l’ensemble du territoire national.

L’efficacité de la riposte contre la Covid-19 dépend de plusieurs facteurs notamment de la capacité de l’Etat à augmenter le nombre de places dans les secteurs du primaire, du secondaire et du supérieur. Même si l’émergence de cette épidémie a retardé les travaux d’achèvement de nouvelles infrastructures scolaires et les investissements dans le supérieur, l’Etat devra se mobiliser pour combler les déficits constatés en termes de capacités d’accueil dans des délais raisonnables. Pour ce faire, le ministère de tutelle doit pouvoir bénéficier de tous les moyens qu’impose la situation.

C’est le lieu de rappeler que le personnel d’encadrement, à savoir les administratifs et les enseignants, constitue l’un des maillons essentiels de la lutte contre le Coronavirus. En effet, le Président français affirmait au début de la crise sanitaire que son pays était en guerre contre un ennemi invisible. Au Gabon, le premier soldat dans la riposte contre la Covid-19 en milieu scolaire c’est le personnel d’encadrement dont la conscience professionnelle doit être irréprochable. De fait, celui-ci doit, non seulement, relayer les messages de sensibilisation contre le Coronavirus mais aussi se montrer intransigeant envers les apprenants dans le respect des mesures barrières.

Contrairement aux premières allégations, les formes sévères de la Covid-19 peuvent également affectées les jeunes. C’est dire que chaque acteur des différents secteurs de l’éducation doit jouer sa partition pour éviter d’exposer nos enfants, si soigneusement gardés à la maison pendant près de neuf mois, à l’abri de la Covid-19.

Jean-Damien MALOBA MAKANGA
Directeur Adjoint du Centre d’Etudes Politiques – Secrétariat Exécutif du PDG.

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