28 juillet 2021

Attribution de permis forestiers litigieux : Jean-François Ntoutoume Emane serait-il dans les sales draps ?

L’ancien Premier ministre, Jean-François Ntoutoume Emane, aurait récemment été cité dans un scandale concernant l’attribution de permis forestiers à son bénéfice et celui de son fils. Une affaire qui pourrait couter chère à l’homme politique si elle s’avère fondée.

C’est un énorme scandale qui frappe de plein fouet un ancien haut fonctionnaire du Gabon. L’ex-Premier ministre du temps d’Omar Bongo, d’après certaines sources, aurait ratifié des accords au nom du Chef de l’État entre 2002 et 2003 avec une société chinoise Peng Xin Sarl avant de se rétracter plusieurs années plus tard. En effet, ce sont un total de 3 décrets présidentiels et 2 arrêtés qui auraient été signés à l’insu du Président de la République. 

Des faits s’ils sont fondés pourraient être très préjudiciable pour l’ancien homme fort d’Omar. D’autant plus que le propriétaire de la société concernée, l’homme d’affaires Zhang Gohoua, à qui les permis ont été octroyés dans un premier temps avant le coup de malice de Ntoutoume Emane, ne compte pas se laisser faire.

Ce sont les permis industriels n09/2002 de 52 614 hectares situé dans les provinces de l’Ogooué-Ivindo et de l’estuaire (décret signé en P.O le 13 décembre 2002 au profit du PM lui-même), permis temporaire d’exploitation de 13 522 hectares n087/03 situé dans la Nyanga (décret signé en P.O le 25 septembre 2003 au profit du PM lui-même), permis n034/03 de 14 208 hectares, situé dans l’Ogooué-Ivindo, décret présidentiel signé en P.O le 5 juin 2003 au profit du PM lui-même, permis industriel de 22 073 hectares dans la province de l’Ogooué-Ivindo, décret présidentiel signé en P.O le 08 octobre 2001 au profit de son fils et permis industriel n04/2003 situé dans la province de la Nyanga, décret présidentiel signé en P.O le 25 septembre 2003, qu’aurait ratifié à son profit l’ancien Premier ministre.

Quelques années plus tard, Jean-François Ntoutoume Emane va redemander à la société chinoise PENG XIN SARL, la reprise de ces permis et l’arrêt immédiat de leur exploitation, prétextant qu’il serait le propriétaire légal desdits permis. En égard à la transaction relative à la cession desdits permis à son profit et du fait qu’il est en possession des originaux.

Un coup de malice qui ne sera pas du goût de la partie chinois. L’affaire étant portée devant les tribunaux le 26 juillet 2018 a finalement donné raison à la partie chinois après un rebond qui dans un premier temps était en leur défaveur. Cette affaire de permis litigieux, au moment où le Gabon est engagé dans une lutte contre la mauvaise gouvernance, risquerait de faire grand bruit dans les prochains jours.

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