6 décembre 2021

Droit international : le Gabon et le Costa Rica militent pour la fin des crimes contre les espèces sauvages

Le Gabon et le Costa Rica viennent d’unir leur voix, ce 17 mai 2021, pour appeler à un accord mondial qui permettra de prévenir et combattre la criminalité liée aux espèces sauvages.

Connu pour son abnégation dans la protection et la préservation de la faune et de la flore, le Gabon compte désormais, au côté du Costa Rica, pays du Sud de l’Amérique, plaider pour l’adoption d’une réforme visant à mieux protéger les espèces sauvages au niveau mondial. En effet, c’est en leur qualité de membre de la coalition Haute ambition pour la nature et les personnes que les États gabonais et costariciens ont appelé dans une déclaration commune à l’élaboration d’un nouvel accord mondial pour prévenir et combattre la criminalité liée aux espèces sauvages. 

« Les crimes contre les espèces sauvages constituent une menace pour la santé humaine et animale, entraînent l’extinction de nombreuses espèces, dégradent des écosystèmes entiers et leur capacité à séquestrer le carbone, privent les gouvernements de revenus, exacerbent la corruption, l’insécurité et la pauvreté. Si l’on considère l’impact de ces crimes sur les écosystèmes, la Banque mondiale estime leur valeur à 1, voire 2 millions de dollars par an », a déclaré Ali Bongo Ondimba pour l’occasion.

Afin de freiner et mettre fin à la traque contre les espèces sauvages, le Costa Rica et le Gabon demandent que la prévention et la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages soient intégrées dans le cadre du droit pénal international à travers l’élaboration d’un nouvel accord mondial, à savoir un nouvel accord sur la criminalité liée aux espèces sauvages, prenant la forme d’un quatrième protocole à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée (UNTOC) contre le trafic illicite de la faune et de la flore sauvages. Ces trois protocoles, précisent les deux chefs d’État, portent sur la traite des personnes, le trafic illicite de migrants et la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu.

« Il est temps de traiter les crimes contre la faune sauvage comme les crimes graves et hautement destructeurs qu’ils constituent » ont conclu les chefs d’Etat des deux pays.

0 0 voter
Article Rating
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments

Catégories

0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x