23 octobre 2021

« La voix du Gabon est de plus en plus audible sur les questions environnementales » dixit Estelle Flore ANGANGOU

Dans une récente tribune, Estelle Flore Angangou, Secrétaire Général en charge de la Communication et des Relations extérieures, est revenue sur le parc national de l’Ivindo qui a fait son entrée dans le Patrimoine mondial de l’UNESCO.

« La voix du Gabon est de plus en plus audible dans le concert des Nations sur les questions environnementales.

Depuis 2009, le Président Ali BONGO ONDIMBA, pose l’un après l’autre, les jalons nécessaires à la matérialisation du programme « Gabon Vert ». Un fort engagement et une dynamique en faveur du développement durable.

En 2009, dans son programme « L’avenir en confiance », en son axe 5, le Président de la République déclarait :« Le pilier Gabon Vert s’appuiera sur la valorisation du ‘’pétrole vert’’ que constitue notre formidable écosystème (nos 22 millions d’hectares de forêt, nos terres agricoles, nos 800 kilomètres de littoral maritime). Appartenant au bassin du Congo, deuxième ‘’poumon’’ de la planète, le Gabon a consacré 11% de son territoire aux parcs nationaux en vue de participer à l’effort mondial de préservation de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique. Cet effort sera maintenu tout en tenant compte des impératifs de développement et d’industrialisation de notre pays.

L’économie verte s’annonce, en effet, comme un des vecteurs de l’économie mondiale du XXIème siècle et notre pays dispose des atouts pour y devenir un grand acteur. Pour cela, nous devons préserver notre forêt et nous assurer que sa contribution à la lutte mondiale contre le changement climatique est rémunérée à sa juste valeur. Nous devons transformer entièrement notre bois localement à travers un artisanat et une industrie dynamiques. Nous devons bâtir une agriculture, une pêche et une aquaculture modernes, garantissant notre sécurité alimentaire. Nous devons exploiter pleinement nos fortes potentialités dans l’écotourisme que nous confèrent nos immenses espaces forestiers.

Au demeurant, la préservation de ce précieux écosystème se fera dans un souci profond de respect de l’environnement, qui doit transparaître aussi bien dans l’intégration de la dimension environnementale dans chacun de nos projets, que dans les actes au quotidien de chaque Gabonais. »

Dès sa prise de fonction en 2009, le Président de la République Chef de l’Etat, SEM Ali BONGO ONDIMBA s’est distingué par sa participation active à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui s’est traduit par l’élaboration d’un PLAN CLIMAT national visant à réduire l’empreinte carbone du pays. Le Président de la République demeure constant dans cet engagement pris en 2009, et ne cesse de multiplier des actions en faveur de la protection des forêts, dont le rôle est déterminant dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Ces efforts sont sans cesse reconnue par la communauté internationale. Dans un événement phare organisé le 22 juin dernier par l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), le Gabon a officiellement été reconnu comme le premier pays africain à recevoir un paiement basé sur ses résultats de réduction d’émission de carbone. Un paiement de 17 millions de dollars américains qui s’effectue dans le cadre de l’accord historique portant sur 150 millions de dollars américains sur dix ans, signé entre le Gabon et la Norvège en Septembre 2019 au Sommet Action Climat à New York.

Grâce au leadership du Président Ali BONGO ONDIMBA, le Gabon a démontré qu’avec une vision, un dévouement et un dynamisme forts, des réductions d’émissions peuvent être réalisées dans la forêt du bassin du Congo.

L’inscription par l’UNESCO du Parc National de l’Ivindo sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité est une énième victoire diplomatique du DCP ABO.

C’est au début de l’année 2020 que le dossier de candidature au patrimoine mondial du parc national de l’Ivindo a été présenté, discuté et adopté après des modifications et ajustements. Le patrimoine naturel et culturel dont dispose le Gabon est véritablement un patrimoine au service de l’humanité. La forêt équatoriale, la biodiversité, les connaissances et savoir-faire traditionnels propre et endogène au Gabon, sont unique au monde. D’où la nécessité pour le Gabon d’inscrire plusieurs de ses biens dans la Liste du patrimoine mondial afin de bénéficier de ce label de qualité qui aide au développement économique des pays.

La valorisation des parcs nationaux offre une perspective nouvelle de développement pour le Gabon. Cette nouvelle perspective de développement va dans le sens de la diversification de l’économie gabonaise, qui jusqu’alors était principalement dominée par l’exploitation brute de ses matières premières.

De la gestion des parcs nationaux découle deux principaux enjeux :- les enjeux économiques et sociaux – et les enjeux écologiques et scientifiques.

L’enjeu premier attendu de l’exploitation des parcs nationaux est la diversification et la restructuration du tissu économique gabonais, de manière à faire en sorte que l’économie gabonaise dépende de moins en moins du secteur pétrolier et faire émerger de nouveaux secteurs générateurs de revenus et permettre par la même occasion l’élargissement d’un marché de l’emploi qui devient de plus en plus étroit.

L’enjeu social des parcs nationaux est indéfectiblement lié à l’enjeu économique. Cet enjeu est composé de deux volets :- la création d’emplois engendrée par l’administration des parcs ;- l’amélioration des conditions de vie des populations rurales vivant à l’intérieur ou à proximité des parcs.

Le potentiel de création d’emplois du secteur de l’écotourisme est immense. En dehors des emplois classiques générés par l’hôtellerie et la restauration, l’écotourisme a généré de nouveaux métiers dans la gestion des parcs tels que les éco-gardes, éco-guides et les conservateurs.

Le développement de l’écotourisme communautaire qui est une forme d`écotourisme qui implique les populations locales dans la gestion des activités écotouristiques des parcs permettrait de lutter contre la pauvreté en milieu rural.

La décision de créer des parcs nationaux, de les protéger et d’en faire des patrimoines, n’a pas toujours été bien accueillie par les populations environnantes, en raison de l’interdiction d’exploitation des ressources naturelles s’y trouvant, qui voient en cette décision, une forme de marginalisation et de bouleversement de leurs territoires, de leurs pratiques et de leurs identités.

Force est de reconnaitre que ces aires protégées sont en réalité des outils de politiques de développement territorial, dont les perspectives de développement et de diversification économique liées à l’écotourisme ne sont pas à négliger. Les résultats obtenus par le Gabon en matière de protection des forêts et de lutte contre le changement climatique sont satisfaisants.

Le Gabon se démarque des autres pays d’Afrique centrale par sa politique exemplaire de protection de l’environnement et de lutte contre le dérèglement climatique. Le Gabon, qui se veut un protecteur de forêts et un champion sous-régional de la lutte contre le réchauffement climatique, est aujourd’hui récompensé de ses efforts ».

Estelle Flore ANGANGOUSecrétaire Général en charge de la Communication et des Relations extérieures

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